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 Chirurgie au moyen âge

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khaliama
Matriarche, Comtesse d'Astarac


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MessageSujet: Chirurgie au moyen âge   Mer 29 Juil 2009 - 23:15

Citation :
CHIRURGIE DU MOYEN AGE
Initialement le barbier (Scherer) est affecté aux soins corporels : rasage, coiffage, tonsure des clercs. Mais en 1215, Innocent III prend la décision définitive de laisser exclusivement aux laïcs le soin de guérir et de réparer les corps. Dès lors, la pratique médicale se professionnalise et les chirurgiens vont progressivement se dissocier des médecins qui sont perçus par le peuple comme les garants du savoir, du fait de leurs longues études universitaires. Cette situation perdurera jusqu'au XVIIIe siècle ! Les chirurgiens se divisent en deux corporations bien distinctes : les barbiers et les chirurgiens.
À Strasbourg dès le XIIIe siècle certains artisans médicaux appartenant à une élite plus instruite et mieux formés portent le nom de cyrurgus, chirurgicus, wundarzt : ce sont les premiers chirurgiens laïcs de la ville. Il semblerait qu'au moins dès la seconde moitié du XVe la ville soit dotée d'une école de chirurgie. Mais il faudra attendre le XVIIe siècle pour que cette discipline entre à l'université. D'ailleurs certains scientifiques Alsaciens de la fin du XIXe siècle considèrent que la chirurgie allemande a pris naissance à Strasbourg. Mais prudence vu le contexte politique de l'époque !
Dans la hiérarchie médicale, le chirurgien vient avant le barbier mais après le médecin. Les chirurgiens abandonnent vite les petites besognes aux barbiers : ouvrir les abcès, pratiquer la saignée, appliquer les ventouses, soigner les plaies superficielles et les traumatismes légers (luxation) ainsi que les affections cutanées. Les barbiers sont aussi amenés à poser des pansements ou autres compresses et sont reconnus pour pratiquer des actes de chirurgie sur des plaies non-mortelles. L'enseignement du barbier est basé sur l'apprentissage. Ainsi à Paris tout postulant barbier commence comme apprenti avant de devenir valet (ouvrier) et pour finir maître après un examen. À titre de comparaison, on estime qu'il faut 6 à 8 ans d'études (à la fois théoriques et pratiques) à un chirurgien pour devenir bachelier et 8 à 12 ans pour devenir maître ! Une licence sanctionne les années d'études du chirurgien et l'autorise à exercer son art : petite chirurgie, chirurgie lourde, traitement des traumatismes comme les réductions de fractures, opérations des tumeurs comme les écrouelles. Il est probable que cette belle hiérarchie était probablement battue en brèche lors des campagnes militaires. N'oublions pas que le but de ces hommes était de faire de leur mieux pour sauver leurs frères d'armes : ils semblaient assez peu nombreux et l'ouvrage ne devait pas manquer !
En temps de paix, ces professionnels de la santé, au même titre que les artisans, sont regroupés dans une corporation. À Paris barbiers, chirurgiens et médecins possèdent leurs propres corporations. Parfois comme à Strasbourg, ils sont regroupés avec d'autres corps de métiers. Ainsi la tribu de la Lanterne regroupe les marchands de graines, les meuniers, les négociants en farine, les fabricants d'amidon et pour finir les barbiers (Scherer) et les chirurgiens (Chirurgius) ! À ce titre, les barbiers comme tous les autres artisans sont astreints à différentes corvées : gardes de nuit, piquets d'incendie, etc. Pour les personnes désirant visualiser le lieu, le poêle (lieu de regroupement) de la corporation était situé à l'emplacement de l'actuel n°18 de la rue du Vieux-Marché-aux-Grains. Les armoiries de la corporation étaient de sable à l'ours d'or passant à dextre, au collier d'argent portant une lanterne
Les grands noms de la chirurgie strasbourgeoise
En 1463 Mathias Corvinus, le roi de Hongrie fait appel à Hans von Dockenburg qui le guérit d'une blessure au bras ayant résistée à tous les traitements.
En 1497, Hieronymus Brunscwick fait éditer son ouvrage Cirurgia : le premier traité en langue allemande où un chirurgien donne une vue générale de son savoir. L'auteur qui s'est inspiré de Lanfranc (chirurgien du XIVe) décrit ses expériences personnelles comme la ligature des vaisseaux au lieu de leur cautérisation. Il n'hésite pas affirmer qu'il n'y a « pas de cicatrisation sans propreté » : propos visionnaires pour l'époque ! Il décrit l'examen d'un accidenté, la façon de rédiger un certificat à son sujet, comment détecter un simulateur et traiter les lésions par armes à feu. Malheureusement dans ce domaine, il partage l'opinion de son temps selon laquelle ces blessures sont empoisonnées. Aussi conseille-t-il d'introduire une corde avec des crins dans le trajet pour provoquer une suppuration louable. Son livre comporte 49 magnifiques illustrations dont celle représentant ses instruments de travail.

Panoplie complète de chirurgien
du Cirurgia de Jérôme Brunswick
Hans von Gerssdorff (ou Goersdorf) est notre favori car en temps que Stadtscherer (barbier de la ville) il nous a accompagnés ainsi que les autres troupes mises à disposition des confédérés Suisses pour lutter contre le Téméraire et son armée. À la fin de sa vie, il résume toute son expérience dans un manuel de chirurgie de guerre publié en 1517, le Feldtuch der Wundtartzney. Il provoque l'anesthésie en faisant respirer des extraits de plantes soporifiques, décrit différents systèmes pour réduire et immobiliser fractures et luxations. Il pratique l'amputation en taillant un lambeau qui recouvrira la surface sectionnée et permet la formation d'un moignon. Son livre restera le livre de référence des chirurgiens alsaciens et allemands durant un siècle.
Particularismes locaux
Certes nous sommes là au XVIe mais cela nous semble intéressant. Dès 1515 l'hôpital de Strasbourg engage un médecin attitré. Mais en cas de besoin on appelle un chirurgien en ville ! À partir de 1687, le titre de Spitalchirurg apparaît. En vertu de l'alternance, il est soit protestant, soit catholique et ses assistants ne peuvent soigner que les patients de leur religion.
http://www.guerriers-avalon.org/sectionXV/chirurgie.html


Citation :
Le chirurgien au Moyen-Age
le barbier (l'homme habitué à manier les instruments tranchants) était le plus souvent chirurgien.
avec une lancette, il faisait des saignées, méthode employée jusqu'à la 2° guerre mondiale.
avec une sorte de faucille, il réalisait les amputations, en partant assez bas au-dessus du genou, pour remonter derrière la cuisse ; ainsi, il restait de la peau et de la chair qu'on rabattait en arrière pour recouvrir le moignon. L'os était scié avec une petite scie.
Pour sonder les blessures, comme les médecins romains, le mire dispose de longues aiguilles à bout arrondi comme une lentille, ou ovale comme un minuscule ballon de rugby.
pour ouvrir la bouche du patient récalcitrant, un objet a attiré mon attention : une sorte de toupie, en forme de cône, mais striée sur toute sa hauteur pas une vis sans fin = il suffit d'introduire le coin de la "vis" entre 2 dents, on tourne, le cone pénètre dans la bouche en desserrant les mâchoires !
Quelques bistouris figurent en bonne place, pour inciser les abcès ou pratiquer les césariennes.
Puis, le matériel lourd : une sorte d'échelle, avec le dernier barreau, à hauteur de l'épaule, rembourré de cuir. C'était pour redresser les fractures du bras : le patient se mettait d'un coté, maintenu par des aides, et passait son bras de l'autre. Un autre aide tirait le bras vers le bas, pendant que le mire palpait l'os pour vérifier que les deux morceaux cassés soient bien face à face. Une fois repositionné correctement, le bras était bandé, puis les assistants lâchaient tout !
un système comparable existe pour les jambes, mais il ressemble plus à un instrument de torture. C'est un petit banc, avec un système de poulie qui tire le pied en avant, bien à plat, tandis que le corps du patient est maintenu en arrière pandant la durée des opérations.
Bien sur, un marteau et un burin, pour tépaner les cranes qui ont recu un coup : les hommes de Cro Magnon connaissaient déjà cette technique et l'appliquaient avec succès, des cranes ont été retrouvés avec des trous dans l'os, qui s'étaient recalcifiés, ce qui augure une survie de plusieurs années après la trépanation.
enfin, un petit matériel de microchirurgie oculaire, pour opérer de la cataracte. Un mini couteau bien affuté servait à rouvrir le cristallin endommagé et permettait au patient de moins sombre, à défaut d'y voir plus clair ! Ces opérations étaient aussi pratiquées par les Gaulois, qui parait-il, adoraient la chirurgie des yeux ! gloups ! pour l'orient, Alcanzaras, un chirurgien arabe, explique comment furent déterminés les emplacements des hopitaux construits à Baghdad : on placait des pièces de viande découpées en gros morceaux, dans chaque quartier de la ville, et on construisait l'hopital à l'endroit du morceau de viande le moins déciomposé au bout d'une semaine ! Cela permettait de voir à qule endroit l'air était le plus sain.
http://ardennesacheval.free.fr/histoire/chirurgien.htm

Citation :
Histoire des instruments chirurgicaux

Au cours du Moyen Âge va se créer un déséquilibre entre l'orient et l'occident. Alors que l'occident sombre dans l'ignorance du fait de l'absence d'écoles chirurgicales et de chirurgiens, l'orient quant à lui va connaitre une période favorable avec les développements d'universités arabes à Damas, Bagdad, Le Caire ou encore Ispahan. Le personnage le plus marquant de cette époque est Abulcassis, résidant dans le Califat de Cordoue, auteur d'un ouvrage important : le Tarsif. Dans cet ouvrage, Abulcassis prône l'utilisation de cautère pour l'hémostase. Il est aussi à l'origine de l'utilisation des mandibules de fourmis pour suturer la fermeture cutanée. Aujourd'hui, ces mandibules sont remplacée par des agrafes chirurgicales qui ont la même utilisation : rapprocher les deux bords d'une plaie pour faciliter la cicatrisation.
Illustration d'instruments chirurgicaux dans l’encyclopédie médicale du XIe siècle du médecin musulman médiéval Abulcasis : Kitab al-Tasrif



Citation :
Lieu : Musée de l’art islamique
Lien :
http://www.eternalegypt.org/EternalEgyptWebsiteWeb/HomeServlet?ee_website_action_key=action.display.home&language_id=2


Paire de ciseaux chirurgicaux

Cette paire de ciseaux chirurgicaux en fer est dotée de deux lames et d'une poignée. Un texte en calligraphie naskh, indique : "je ne peux accomplir ma tâche avec succès qu'avec l'aide d'Allah".

Les parties supérieures des lames sont ornées de petites plantes de style arabesque. L'arabesque est un motif orné complexe composé de dessins floraux, foliaires et géométriques entrelacés.

La poignée ronde est ornée d'une représentation de deux oiseaux ressemblant à des pigeons se faisant face. Les lames semblent être ornées d'émail bleu.
Dimensions : Longueur 20 cm
Culture : islamique
Technique : Martelé
Style : Mamelouk
Matériaux : Fer

Création : Le caire
Chronologie : 14ème Siècle Après Jésus-Christ


Thermocautère:
Ce thermocautère de Paquelin médical métallique est appelé un thermocautère de Paquelin circulaire.

Il est doté d'un côté à côtes et d'un autre se terminant par un cylindre aplati qui était utilisé pour la cautérisation.

Ce type de traitement bénéficiait d'un staTut spécial dans la médecine ancienne et était utilisé pour arrêter les saignements, ouvrir un abcès ou autres raisons.
Dimensions : Longueur 7 cm
Création : Egypte 13ème Siècle Après Jésus-Christ


Second thermocautère :
Ce thermocautère de Paquelin médical est constitué d'une tige métallique fine. Il se compose de deux côtés pointus avec une poignée au milieu.

Il était utilisé pour la cautérisation. La cautérisation bénéficiait d'un statut spécial dans la médecine ancienne et était utilisée pour arrêter les saignements, ouvrir un abcès ou autres raisons.

Le médecin délimitait la zone à l'encre pour plus de précision.
Dimensions : Longueur 9.4 cm
Style : Fatimide
Matériaux : Fer
Création : Egypte 11ème Siècle Après Jésus-Christ

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