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 Le temps passe et trépasse...

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khaliama
Matriarche, Comtesse d'Astarac
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Date d'inscription : 01/07/2009
Localisation : En guerre dans le DR Françoys
Humeur : Carpe diem

MessageSujet: Le temps passe et trépasse...   Mar 30 Aoû 2011 - 21:02

A la veille de retrouver sa famille,
La matriarche s'apprêtait à rejoindre les siens.
Sentiment de grande joie à présenter la cousine retrouvée,
En un instant tout s'envola,
lorsque son pigeonse posa sur son épaule.

Depuis, jour après jour, elle cotoyait gardes et champs de bataille.
Loin des siens, le temps passant, elle ne pouvait qu'échanger missive.
L'anniversaire de son aîné... les arrivées dans le domaine... tout lui semblait si éloigné...
chaque jour ne pas succomber à la tristesse l'envahissant était une lutte...
et la couronne n'était toujours pas sauve.
Surtout vu les dernières nouvelles... dans son carnet de voyage, elle rangea l'article.






Citation :
29-08-2011 Guerre entre le Royaume de France et le Ponant



PARIS (AAP) - Les dissensions qui couvaient depuis longtemps entre la Couronne de France et le Ponant ont fini par dégénérer. Des centaines de soldats sont d'ores et déjà engagés dans une guerre civile entre certaines provinces françaises alliées au Grand duché de Bretagne et le reste du Royaume.

Pour comprendre, il faut remonter au règne de Levan III de Normandie, et plus précisément au 16 décembre 1457, date de signature du traité du Ponant entre le Grand duché de Bretagne, le comté du Poitou et le duché d'Anjou. Celui-ci contrevient en effet au principe d'alors selon lequel tous les accords comportant des clauses militaires entre des provinces françaises et des Etats étrangers doivent être validés avant ratification par la Curia Regis. Malgré la formulation très claire de l'article 4, à savoir "l’Alliance du Ponant se donne par ailleurs pour but d’assurer la défense collective de ses membres contre toute forme d’agression [...]", les signataires n'attendent pas l'aval des autorités parisiennes. Celles-ci ne réagissent cependant pas aussi vivement qu'on aurait pu s'y attendre, même lorsque la Guyenne puis l'Artois rejoignent le Ponant en janvier et février 1458. Le statu quo prévaut longtemps, aucune des deux parties ne souhaitant commencer une guerre potentiellement dévastatrice.

Après l'abdication de Levan III, une des candidates à l'élection royale, Béatrice de Castelmaure, fait campagne dans les provinces françaises du Ponant en soulignant sa volonté de maintenir les choses en l'état. Une fois élue, Béatrice 1ère ne se penche donc pas davantage que son prédécesseur sur la question, et si d'épisodiques conflits frontaliers ne cessent de se produire, aucun ne dégénère réellement.

Le prétexte fondateur de celui qui déchire actuellement le Royaume trouve pourtant son origine à cette période. Le 27 mai 1459, Béatrice 1ère fait état dans un édit de son "affliction" suite au comportement de Georgepoilu d'Aigurande, maintient son statut de félon et refuse son allégeance en tant que duc du Berry, invitant les électeurs berrichons à "désigner pour les représenter une autre personne de leur choix". Le mois suivant, des troupes tourangelles entrent en Berry, province amie du Ponant, au motif de faire respecter la décision royale, approuvées par la Curia Regis dans deux annonces des 29 et 31 juin. Au moment du décès de Béatrice 1ère, la régente Icie de Plantagenêt, elle-même condamnée pour félonie sous le règne de Levan III, invite pourtant les forces tourangelles et leurs alliés bourguignons et bourbonnais-auvergnats à se retirer du Berry, puisqu'il ne leur appartient pas de faire respecter de leur propre chef les décisions de la Couronne. Un officier royal engagé dans le conflit, le capitaine Namaycush, est également vivement rappelé à l'ordre, et la régente propose une résolution pacifique et l'occupation conjointe du Berry par une armée pontantaise et une armée tourangelle toutes deux sous étendards royaux.

Trois jours plus tard, le 12 juillet, une nouvelle déclaration d'Icie de Plantagenêt signe le début d'une longue série de communiqués diplomatiques parfois contradictoires de la part des deux camps. La guerre, d'abord interdite, est ensuite déclarée "privée". L'arrivée sur le sol français d'une armée bretonne, officiellement dépêchée pour mettre un terme aux agissements du brigand Thoros, mais prêtant concrètement assistance militaire au Berry, ne simplifie pas la situation. La mobilisation s'accentue dans les deux camps, mais la régente persiste à se poser en arbitre et affirme qu'il n'est pas dans son pouvoir de faire entrer le Domaine royal dans le conflit, ce qui lui vaut notamment des accusations de lâcheté de la part du régnant tourangeau Llyr di Maggio, à tel point qu'elle le menace indirectement d'une action en justice. La trêve qu'elle propose est refusée sous prétexte, selon le duc du Bourbonnais-Auvergne qu'elle "nuirait aux objectifs de sécurité". Jusqu'à la fin du mois, puis courant août, et malgré les rappels à l'ordre successifs adressés par la régente à tous les protagonistes, des émissaires bretons aux régnants coalisés en passant par le duc d'Anjou, les armées poursuivent des combats épisodiques. Le point de non-retour est sans doute franchi lorsque les forces bretonnes attaquent Chinon dans la nuit du 2 août, et qu'en représailles une armée commandée par le Connétable de France rejoint les coalisés.

Les élections royales touchent à leur terme dans le même temps, et c'est Nebisa de Malemort, déjà membre de la Curia Regis sous Levan III et opposante déclarée de Béatrice 1ère, qui monte sur le Trône le 12 août. Elle ordonne aussitôt la cessation immédiate des hostilités, la restitution de Bourbon, entre temps envahie par le Berry, à son duché d'origine, le départ des soldats bretons présents sur le sol français, et la tenue de négociations entre tous les régnants concernés. Un ultimatum posé durant ces dernières expire toutefois le 22 août sans que les régnants du Ponant ni leur allié berrichon n'aient accepté de rompre leur alliance militaire avec le Grand duché de Bretagne. Ceux-ci sont conséquemment déclarés félons à la Couronne, et le ban est levé dans tout le Royaume pour les mettre à bas. La Bretagne est fermement invitée à se conformer aux clauses du Traité du Mont Saint-Michel signé après la dernière guerre, sous peine de se voir incluse dans la déclaration de guerre à ses alliés français du Ponant.

Mais au même moment, le duc du Berry, le duc d'Anjou et la comtesse d'Artois publient une lettre ouverte dans laquelle ils accusent la Reyne de chercher sciemment à envenimer le conflit. Ils en veulent pour preuve la rupture des négociations en cours, la présence parmi les belligérants de plusieurs officiers royaux, et la large tolérance dont bénéficient les régnants loyalistes à propos de leurs actions militaires contre le Ponant. Le communiqué commun se conclut par une accusation de parjure et de rupture du lien vassalique à l'encontre de Nebisa de Malemort. Le comte du Poitou cherche quant à lui d'abord à justifier l'existence du Ponant dans le cas d'une hypothétique invasion anglaise, puis en appelle à des précédents concernant le Marquisat des Alpes Occidentales et la Franche-Comté, alors qu'il n'existe aucun traité liant une de ces deux provinces à une voisine française. Délaissant finalement cet argumentaire curieux, il affirme à son tour la considérer comme félonne, et l'invite à "retrouver la raison avant qu’il ne soit trop tard". Le 24 août, Elfyn de Montfort, Grand duc de Bretagne, publie une déclaration de guerre contre le Royaume de France, déclaration dont la Couronne prend acte le lendemain, alors même que le Marquisat des Alpes Occidentales sus-cité se range au côté du Ponant. Le 26, la Guyenne, dernier membre du Ponant non impliqué, appelle à la fronde contre "une Reyne parjure, félonne et dérogeante au vivre noblement", au motif que cette dernière a refusé les allégeances de deux des élus hérétiques excommuniés, Sancte Iohaness et Agnès de Saint-Just.

Il semble ainsi que ce sont les armes qui décideront de l'avenir du Royaume de France, d'un Ponant au bord de l'indépendance, et de leur voisin breton. Dernier coup de théâtre militaire en date, la trahison du capitaine tourangeau dans la nuit du 28 août, qui n'a cependant pas suffi pour couronner de succès l'assaut des forces sécessionnistes. L'arrivée constante de renforts dans les deux camps au bout d'une semaine de mobilisation générale ne laisse pas présager une issue rapide, malgré l'appel conjoint à une trêve de quinze jours de la part des primaties françaises et bretonnes.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP


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